samedi 10 mai 2008

Balade photo 7

Située rue de Turenne, dans le 3e arrondissement de Paris, voici l'église Saint Denys du Saint Sacrement.

Construite par Etienne-Hippolyte Godde, qui est notamment aussi l'aute
ur de la chapelle du Père Lachaise, à l'emplacement de l'hôtel de Turenne, qui a donné son nom à la rue, en 1835, cette église a été placée sous le patronyme du premier évêque de Paris, saint Denis, auquel a été ajouté "du Saint Sacrement", en mémoire des Bénédictines du Saint Sacrement fondatrice du lieu. Elle est typique de l'architecture néo-classique du début du XIXe siècle.
En façade, deux niches de part et d'autre abritant les statues de saint Pierre et saint Paul encadrent un fronton triangulaire décoré d'un bas-relief sculpté par J-J Feuchères représentant les vertus théogonales : la Foi, au centre, l'Espérance et la Charité.

Passant les quatre colonnes ioniques, on peut apprécier les caissons du plafond du péristyle ainsi que les sculptures encadrant l'horloge située au dessus de la porte monumentale de l'entrée.
Entrons maintenant.
On est alors saisi par l'atmosphère particulier de cette église. La nef en abside avec ses colonnes apporte une sérénité que j'ai rarement rencontré ailleurs.
Comme
d'habitude, je me suis surtout intéressé aux vitraux et tableaux. Saint-Denys-du-Saint-Sacrement est en fait surtout connu pour une Piéta peinte par Delacroix en 17 jours. Dans chaque chapelle de l'église, on peut admirer une peinture surmontant une statue. Dans la chapelle de la Vierge, la piéta est située au dessus d'une statue de sainte Geneviève, sainte patronne de Paris.











Les quatre chapelles








Ce qui marque aussi dans cette église, ce sont les jeux de lumière. J'apprécie particulièrement les vitraux dans tous les édifices religieux que je visite et là, j'ai été séduit par quelques un d'entre eux, notamment ceux situées sur les portes d'entrée. Dans chaque chapelle, on peut admirer un vitrail avec une croix central tel que celui-ci, à droite. Une succession de vitraux latéraux présente différentes scènes religieuses. En voici un ci-dessous.


Enfin, certains détails sont très beaux. Comme cet autel dans la chapelle de la Vierge et la bénitier dans la chapelle des baptêmes.

Tout cela pour vous dire qu'il ne faut pas que vous hésitiez à entrer dans cette église, ne fut-ce que pour en admirer l'intérieur.



samedi 3 mai 2008

Balade photo 6

Voici l'église Saint-Paul Saint-Louis qui se situe dans le quartier du Marais, à Paris. Comme je bosse pas loin, j'y ai fait un tour hier et j'ai pris quelques photos... même si, franchement, faut avoir envie d'en prendre quand on est dans cette église....

La première pierre de l'édifice actuel fut posée par Louis XIII en 1627 pour les Jésuites sur des terrains des anciennes fortifications de Philippe Auguste et s'appelait alors "église Saint-Louis de la maison des professes", en référence à la maison des professes qui y était attenante.
La construction durera de 1627 à 1641 sous la direction d' Etienne Martellange et sera poursuivie par le père François Derand qui dessinera la façade.

C'est Richelieu qui y célébra la première messe en 1641. Bossuet y prononça des oraisons et la marquise de Sévigné, qui vivait non loin, y assista à tous les sermons du jésuite Bourdaloue, qui y est d'ailleurs inhumé.
Marc-Antoine Charpentier, Jean-Philippe Rameau, André Campra et Louis Marchand, y exercèrent leur art de la musique sacrée baroque.
Lors des massacres de septembre 1792, cinq curés y furent massacrés. L'église devint alors un temple de la Raison et y centralisera tous les livres saisis dans les différents ordres de la capitale. Le culte catholique y est restauré en 1803, année de son baptême sous le nom d'église Saint- Paul Saint-Louis.

D'inspiration baroque, l'église Saint-Paul Saint-Louis mélange à la fois les styles italiens, par l'abondante lumière et la coupole, le gothique français, par ses proportions très élevées puisque la coupole est à 55 m de hauteur. À noter que son dôme est un des premiers à avoir été réalisé à Paris. Quant à sa façade, elle mélange harmonieusement les influences italiennes, française et hollandaises.

Cet édifice est quand même appréciable par l'abondance d'oeuvres d'art que l'ont peut y voir.
La Vierge de Douleur, de Germain Pilon, dont le modèle en terre cuite est exposé au Louvre, a été réalisée en 1586. Commandée à l'origine par Catherine de Médicis pour faire partie de la rotonde des Valois à la basilique Saint-Denis, elle correspond à la mystique de la Vierge Marie qui a souffert une mission parallèle à celle de son fils. Cette sculpture, considérée comme l'oeuvre maîtresse de l'artiste, innove dans la façon de représenter la souffrance de Marie par le traitement des drapés, les doigts crispés et l'expression du visage.
J'ai particulièrement apprécier cette autre statue sur laquelle j'ai reconnu les emblèmes de Paris. S'agit-il de sainte Geneviève ?
Les deux bénitiers en forme de coquillage situés à l'entrée sont un don de Victro Hugo pour le baptême de sa fille.
Sinon, on peut y voir de nombreux tableaux dont le Christ au Jardin des oliviers de Delacroix ou cette saint Marie-Madeleine.

Vous qui passez par le Marais, allez donc y faire un pti tour. Cette église vaut quand même le coup d'oeil.

samedi 26 avril 2008

Balade photo 5

Aujourd'hui, je vous présente quelques photos que j'ai prises il y a deux ans maintenant à l'occasion des joutes qui ont lieu dorénavant sur le petit bras de la Seine à Melun. À l'époque, j'habitais à côté et j'appréciais assez le spectacle. C'est sympa d'avoir pensé à organiser ce genre de jeu nautique.
Pour info, l'Ile-de-France est d'ailleurs une des régions où se pratiquent le plus de joutes nautiques. À la base, elles avaient surtout lieu sur la Marne mais certaines se sont développées sur la Seine, comme à Melun, ou dans les nombreux plans d'eau qui se sont créés dans notre région.
Deux joutes différentes : à rame, comme ici, ou à moteur. À Melun, on peut voir les deux. Perso, je préfère à rame, c'est plus sympa. La joute pratiquée à Melun est la joute parisienne, que l'on retrouve dans près de dix départements, de la Nièvre au Pas-de-Calais. C'est la seule joute a reconnaître des joutes féminines.
La barque est dirigée par un barreur, ou "patron". Les barques se croisent à droite.

Le jouteur, positionné sur le trinquet, doit envoyer son adversaire par dessus bord d'un coup de lance dans le plastron. Le choc peut parfois être violent et rare sont ceux qui réussissent à rester en position.
En tout cas, on voit bien comment les jouteurs s'amusent tout en étant trè
s sérieux. Et on se prend très vite au jeu à encourager telle ou telle équipe. C'est sympa aussi quand c'est des gosses.
Voici donc quelques équipages :



Et une petite vidéo (de très mauvaise qualité)



Si vous voulez en savoir plus sur la joute fluviale, vous pouvez aller voir ce site sur la joute melunaise : http://jouteur.melun.free.fr/